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La seule, l’unique Restonica

La légende :

Un jour, une forte sécheresse s’est abattue sur l’île. Seule la Restonica continua de couler.

C’est pourquoi, on donna comme  nom à la rivière : « Restonica » (en Corse) ce qui veut dire en français : « elle reste unique »

Dans la réalité :

 

La Restonica est impétueuse et  prend sa source au Lac de Melo. Elle franchit le verrou glaciaire, dévale à vive allure la montagne en de multiples cascades, se fracasse contre d’énormes bloc détachés des parois rocheuse, reprend son souffle en creusant, ici et là des cuvettes qui forme des piscines naturelle où il est bien agréable de se baigner dans l’eau fraîche et cristalline. Puis, sillonne la vallée, plus calmement  et finit sa course 15 km plus loin dans le Tavignano, rivière parallèle à la Restonica avant Corte

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Nous avons visité la vallée de la Restonica quatre fois. (première découverte en 2007 au lac Melo, approfondissent du sujet en 2008 pour le lac Melo et Capitello, séance de rattrapage en 2010 pour le lac Melo avec ma mère, dernière visite express à Pâques 2013 sous la neige. Vu que je ne m’en lasse pas nous y retournerons certainement)

Elle a été classée grand site national en 1985 et a été ravagé à 75 % par un incendie pendant l’été 2000. Heureusement, il n’en subsiste que peu de traces

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La route qui y mène est  longue, étroite et sinueuse et est déjà un spectacle à elle toute seule.

Elle part depuis Corté, remonte la vallée qui se rétrécit progressivement pour former des gorges, surplombe par moment la rivière et se termine sur un vaste parking payant (5 €) sous les bergeries de Grotelle.

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Quand on pense que l’été le site reçoit la visite de 1200 randonneurs ! Autant dire que nous n’étions pas seul au monde à profiter de l’endroit

 

La première fois que nous y sommes allés, en 2007, parce que j’avais lu je ne sais plus où, que Monsieur Fiori avait fait découvrir à mon idole (Goldman) le lac de Melo et qu’il avait apprécié. Je me devais donc d’y aller.

Du parc de stationnement des bergeries de Grotelle (1375m d’altitude) un sentier de transhumance, marqué de cairns et de traces jaunes, s’engage dans la montagne en une bonne montée de +/- 2h30 A/R.

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Nous n’étions, à l’époque, pas encore super équipé. Mais nous n’étions quand même pas inconscients comme certains touristes qui montent en sandalettes (folie furieuse). Nous, nous avions de bonnes chaussures !

Peu après une ancienne bergerie, sur un plateau à la hauteur d’un énorme cairn, deux sentiers : Celui qui part vers la gauche et est relativement « facile » franchit le cours d’eau et puis monte dans le lit d’un torrent asséché

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Celui qui part à droite, le parcours dit « sportif », est un peu plus difficile, mais plus court.

C’est celui que nous avons pris

Il comporte un passage équipé de chaîne et deux échelles de meunier métalliques.

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A 1711 m d’altitude ! Enfin ! Le lac !

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Il forme un cercle presque parfait. Son nom vient d’ailleurs du mot mela (la pomme)  et est gelé six mois sur douze. Superbe ! Il est entouré de verdures diverses et variés.

Cette année-là nous avons limité nos efforts et n’avons pas poursuivi jusqu’au Capitello. Avec toute la volonté du monde je n’aurais pas su faire un pas de plus.

Nous sommes retournés par le même chemin.

A l’arrivée. Plat de charcuteries et boissons fraiche chez l’accueillant Théo Simonini qui est la figure emblématique de la vallée et tient la buvette au début du sentier.

 

2008

 

La deuxième fois, plus motivée, je voulais absolument voir le lac de Capitello que l’on dit plus beau que Melo

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D’abord, montée jusque Grotelle par l’unique, l’habituelle et la fantastique route. Ensuite direction lac de Melo, par le chemin « sportif » .Croisement du ravitaillement. Toujours autant de monde, toujours du soleil. Juste Le sentier qui nous semblait plus facile (c’est toujours plus facile quand on sait à quelles difficultés il faut s’attendre) Et le même plaisir au bord des yeux

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Pascal, qui m’attendait depuis déjà un petit temps au lac, m’a demandé si j’étais toujours partante pour continuer. J’ai répondu « Oui » ! On a donc continué, J’ai vite déchanté

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Le chemin étais plus escarpé, plus rocailleux plus rude que pour Melo (certaines sections sont à la limite de l’escalade, et on doit parfois chercher le bon passage ! ça j’appréciais pas vraiment).

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200 m de grimpette plus haut à vol d’oiseau  (vu qu’on n’avait pas d’ailes d’oiseaux, on a mis au moins 1h30 depuis le lac de Melo) le lac Capitello (1930m d’altitude,)

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Ouf de soulagement ! Disaient mes jambettes. Ouf ! Que c’est beau ! Disaient mes quinquets. Ouf ! Personne ! Disait ma tête

Ce lac est, c’est vrai, bien plus beau que Melo. Peut-être parce qu’il est plus sombre, aride, difficile à conquérir … Y a plein de raisons.

Où peut-être simplement parce moins de gens ont le courage d’y monter. Du coup, on peut profiter pleinement du paysage sans devoir le partager.

On a enfilé nos gros pulls (y avais du soleil mais il ne faisait pas super chaud, et ça ventait pas mal) Et on a profité du paysage totalement différent de Melo : Les parois des montagnes qui entoure Capitello y plongent à pic et se reflètent dans les flots. C’est superbe !

Capitello est le plus profond des lacs de Corse et est gelé  huit mois sur douze

On a regardé avec envie le sentier qui continue à s’élever. Mais non ! Une autre fois, sûrement ! On est redescendu. La descende fut aussi périlleuse que la montée, si pas plus. Je glissais sur les cailloux. Plus d’une fois, j’ai failli voler par terre. Au lac de Melo, retour à la civilisation !

 

2010

 

La 3ème fois, en 2010. On est juste passé dire un petit bonjour ou lac de Melo et le présenter par la même occasion à ma mère.

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Sauf que, pas de bol, le temps n’était pas au beau fixe. On a pris le sentier « sportif », en haut l’atmosphère était étrange, On voyait a peine le lac. Les cîmes des montagnes se cachaient dans le brouillard.

On y a mangé en compagnie de voraces chocard (cousin par alliance du corbeau) qui voulaient nous piquer nos morceaux de saucissons.

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Pour varier, on est redescendu par le chemin facile. Qui n’est pas vraiment facile :

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Éboulis, névés et trempage de pieds dans le ruisseau qu’on n’a pas réussi à le passer à gué

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Les chaussettes de l’archiduchesse, sont-elles sèches ? Archi-sèche ? Supra-sèche ?

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Au moins dans une de nos randonnée corse (souvent celle-ci) il faut que je trouve le moyen de tomber dans un ruisseau quelconque. Ce qui a comme effet immédiat de tremper chaussures, chaussettes et pieds. D’où s’en suis d’interminables séances de tordage de chaussettes et de séchage de chaussure

2013

Bon on a pas suivis les injonctions de Jean qui nous déconseillais d’y aller, mais nous n’avons pas pris (trop) de risque) et ça en valait le coup !

La Restonica à Pâque, sous la neige, porte bien son nom : déserte !

La route (gratuite à cette période) encore plus impressionnante qu’à l’habitude :

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Le parking : vide, la bergerie à l’allure d’abandonnée

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La montagne drapée de blanc

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Sous la neige, coule la rivière

DSC09635le sentier presque invisible

DSC09650Des traces peu rassurantes d’avalanches

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N’ayant pas le matériel adéquat, nous n’avons pas oser nous aventurer jusqu’au bergeries de Melo et  nous sommes contenté de les observer de loin

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Une cascade

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Un joggeur fou qui se prépare sans doute pour une course.

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Pllusieurs course ont lieu dans la région: Deux  le premier weekend de juillet  et une le 15 janvier: L’ Andata (un trail blanc)

En juillet, le départ se fait en nocturne (à 5h du mat) puis c’est parti pour soit

La Restonica trail 68 km avec 5000 mètres de dénivelé positif

Ou du Tavignanu trail : 33 km avec 2500 mètres de dénivelé positif

(Ce n’est pas encore pour moi !, je ne sais que jogger cool sur 10 kms, et encore, si c’est plat ;-) )

Les Chocards toujours présents

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Pascal en tenue de combat

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Vision panoramique

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Ce qui est bien avec la vallée de la Restonica, c’est qu’il existe plein de possibilités de balade:  De la facile, à la moyenne, à la difficile, à la très difficile …

Le crocus de Corse fleurit dans les terrains rocheux jusqu’à 2600m d’altitude, lors de la fonte des neiges.

Le crocus de Corse fleurit dans les terrains rocheux jusqu’à 2600m d’altitude, lors de la fonte des neiges.

J’aimerais un jour pousser une pointe jusqu’au  cirque des cascades par exemple ou un aller à la pointe des 7 lacs ou encore au lac de Goria. Bref y a le choix  !

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