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Méli-mélo dans la vallée du Manganello

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Alors si vous passée dans la vallée du Manganello, n’hésitez pas à vous arrêter entre Venaco et
Vivario devant l’œuvre d’art construit par Gustave Eifel : le pont ferroviaire du Vecchio

Bâti entre 1890 et 1894, Il mesure 170,96 m de long et 84 m de haut. C’est le plus grand viaduc
de Corse. Entièrement métallique (à part les deux pilles en béton qui le soutienne) et est
toujours utilisé par le Trinichellu qui passe dessus en faisant la liaison Corté – Ajaccio.

Ce pont, classé au monument historique depuis 1999, surplombe est autre pont, routier
celui-là, construit en 1827

Pour les ballades, je vous en propose 2

La première, une des dernières que nous avons réalisé lors de notre voyage 2008, c’est celle qui démarre de Canaglia, longe le Manganello et arrive devant la cascade de Méli (but de la promenade.)

En voici ce que j’en garde comme souvenirs :

Un peu fatiguée de toutes nos découvertes, nous avions demandé à Jean « une ballade facile ». Il nous proposa d’aller faire un tour du côté de Canaglia, vers la cascade de Méli, les bergeries de Tolla et plus (haut) si affinité.

Ça commençait bien, 5 km après Vivario, on a trouvé la D23 que l’on a pris jusque Canaglia. Voiture parquée à l’entrée du village, on démarre la ballade

Ce fut d’abord facile, un petit tronçon de route suivit d’une large piste, passer deux barrière et le sentier de droite descend vers la rivière. Pas de problème !

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Après, ce fut plus compliqué pour remonter le Manganello

Pour une fois, Ce n’est  pas à cause d’une rude côte (chose habituelle en Corse)

Mais ce fut la difficulté à se frayer un chemin entre les rochers qui s’avéra chaotique,

Ce n’était qu’un méli-mélo (trop envie de le placer, celui-là) de rocher, cailloux branche d’arbres, mousses glissante et ruisseau dans lequel il fallait avancer.

Rajoutez à cela : chaleur, trébuchages fréquents et fatigue, et vous obtenez une bonne crise de nerfs de ma part.

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Ensuite, c’est mieux, le semblant de chemin s’éloigne de la rivière, s’élargit, évolue dans la forêt et atteint, en une bonne heure, la cascade de Méli

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Cascade très belle mais une passerelle empêche de la voire dans toute son intégralité. Dommage !

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Jean nous avait dit de poursuivre jusqu’aux bergeries de Tolla et puis, d’aller encore plus haut, au lieu-dit « Pierres plates », mais nous (surtout moi, comme d’hab.) étions trop épuisé.

Donc, pour une première dans la région, pour ne pas pourrir le reste de la journée et partir de Corse sur cette mauvaise expérience, on a préféré en rester là.

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J’ai tenté de me baigner. Pas bonne idée ! Eau trop froide ! (Forcément, vu que les eaux proviennent des lacs du mont d’Oro (2388 m d’altitude)

Retour à Canaglia pour boire un verre et acheter du saucisson. La malchance nous poursuit, plus de saucisson !

Rentrée au gîte

Juin 2009

La deuxième fois que nous avons exploré la région, ce fut en 2009 et c’était nettement plus gai !

D’une part, parce qu’on en a fait une partie avec Jean, ce qui était très intéressant.

Et d’autres part, parce qu’il nous a proposé un autre itinéraire.

Sans doute aussi, paramètre important, nous étions moins fatiguée pour partir en goguette

Je ne sais plus combien de temps il faut pour la faire

Seul problème : La balade ne fait pas une boucle. Il faut donc prévoir deux véhicules : un pour le départ et un pour l’arrivée (problème résolu avec jean qui a rebroussé chemin pour venir nous rechercher à Canaglia)

Pour se rendre au point de départ, il faut, en venant de Corté en direction de Vivario sur la N193, prendre à droite la D723 (avant le viaduc du Vecchio) et rouler sur quelques kms jusqu’ à la fin de la route

De là, un sentier balisé nonte à travers bois (hé oui ! pour voir les plus beaux paysages, ça se mérite à la force du mollet) puis en plein soleil atteint les bergeries de Gialghello

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L’endroit est, évidemment, splendide !

Pourtant, malgré le beau temps, la force froide du vent était désagréable.

Je n’avais pris qu’un petit pull, pas de k-way. D’où sermon de Jean : « Il faut toujours prendre de quoi ce couvrir ! Même s’il fait beau, le temps change très vite en montagne ! Bla, bla, bla »

Moi, de répondre, un peu honteuse et grelottante : « Promis je ne ferais plus cette erreur ! »

Ensuite, on continue à monter vers les bergeries Muraccioli. Bergerie encore plus magique, avec une petite table en terrasse, première loge pour voir le spectacle « paysage montagneux »

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J’aurais aimé qu’on m’y abandonne

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Le berger est mort en 2007 (je crois) il a laissé une bergerie tout confort avec douche et antenne satellite) Idéal pour y vivre à l’abri du monde sauvage des humains

Pique-nique avalé, Jean nous laisse continuer seul (sans oublier préalablement de nous indiquer le bon chemin)

Nous avons donc marché, jusqu’au cascades du ruisseau du Manganello pour y rejoindre le GR20 que l’on a pris à gauche (à droite le GR20 mène au refuge de Petra Piana)

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Interlude :

On ne peut passer dans le coin sans évoquer le célèbre refuge de Petra Piana Michel Fabrikant

(Je ne sais pas ce que signifie « Petra Piana » en Corse mais je que le nom de de Michel Fabrikant est celui d’un des créateurs du GR20)

Enfin bref, ce refuge est situé à 1842m d’altitude au-dessus de la vallée du Manganellu. Il est construit au pied d’une falaise survolé par des aigles.

D’après ce que j’ai vu, de loin je vous l’accorde, mais avec quelques détails grâce au téléobjectif de l’appareil photo depuis la bergerie de Muraccioli : cela ressemble à un joli petit refuge de pierre et de bois au toit pentu où la vue sur les montagnes doit être superbe

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Et d’après ce que j’ai lu : Il compte 28 places (en dortoir) et quelques places en bivouac.

Il y a une source aménagée, des sanitaires propres, la possibilité d’acheter du chocolat, du pain et de la charcuterie, de se restaurer, une antenne Gsm permet de téléphoner

Gardé de juin à octobre, l’accueil est paraît-il plutôt agréable

Je meure d’envie d’aller vérifier ses infos par moi-même !

Fin de l’interlude

La descente, en pente douce, commence en longeant le ruisseau avec de nombreuses possibilités de se baigner dans des vasques. (Attention : eau froide !)

À l’abord de la dense forêt communale de Vivario (+/- 45 minutes avant d’arriver aux Bergerie de Tolla), il y a un coin merveilleux : Le lieu-dit « Pierres plates » (que nous devions voir l’année précédente)

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Je tente de vous en résumer le plus fidèlement possible le tableau: Des piscines naturelles où nager, une belle dalle en granite inclinée sur 500 m de long pour se sécher (et pique-niquer) et au milieu se s’écoulent de multiples cascades. Le tout, inévitablement, dans un paysage unique et peu peuplé

Nous, bêtement, on a continué redoutant la fin (souvenir de notre balade dans les rochers en 2009)

Nous sommes entrés dans la forêt, puis sommes arrivés dans une clairière de fougères qui entoure les bergeries de Tolla. Là aussi j’aurais aimé m’arrêter plus longuement (1 ans, 2 ans, peut-être ?)

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Pas d’arrêt, on poursuit  notre cheminement, on traverse la passerelle et nous retrouvons la cascade du Méli, au faible débit

Quittant, à regret, le GR20 à droite, on prend la variante du Mare a Mare Nord qui suit le Manganello dans ce satané « méli-mélo » de rochers, cailloux et branches d’arbres pour rejoindre la piste qui nous mène au village de Canaglia. Terminus de la balade, où l’on a retrouvé Jean, où l’on a bu un verre et manger du saucisson (toujours pas moyen d’en acheter)

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