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Une paille, cette Paglia Orba !

 

 Le col du Verghio est un nid à balades ! Des la plus petites, mignonnes, aux moyennes, superbes, aux plus grandes : somptueuses !

Radule Paglia

Une des petites, (2 heures A/R pour 100 m de dénivelé et +/- 7kms) qui mène du col aux bergeries de Radule et à la cascade était déjà très chouette quand nous l’avons faite en juin 2009. Mais il y a mieux ! Il y a la grande, la sublime, la magnifique, la reine, visible et reconnaissable de presque partout en Corse, j’ai nommé : La Paglia Orba !

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C’est par une froide soirée de janvier 2013, que germa l’idée de la voir de plus près :

Comme à mon habitude, je surfe sur le net, je regarde, je lis, des sites, des blogs, de voyageurs. Je me suis arrêtée sur le site super bien de Georges qui relate ses aventures en Corse avec sa famille et notamment ses randos à la Paglia Orba.

 J’envoie le lien à Pascal. Quelques jours plus tard il me dit : « On y va ». Et moi : « tu es sûr ? Elle a l’air très dur ? Très belle, mais très dur ! » Il me répond : « Nous prendrons notre temps, c’est décidé, on y va » « Ok, j’ai 6 mois pour me faire à l’idée, pour m’entraîner »

Plus le temps passe, plus j’ai envie d’y aller. Elle est mythique, cette montagne, surnommée “le Cervin Corse”, « la plus belle des montagnes de Corse » ou alors “la reine des montagnes corses”. Son nom signifierait, d’après Jean Nasica, « Paille courbée » moi je vais sortir mon dictionnaire d’adjectif qualificatifs et je dirais qu’elle est : spectaculaire, fascinante, vertigineuse, extraordinaire, admirable, féérique, splendide, …

Déjà, elle est facilement identifiable grâce à sa couleur rouge et à sa forme en aileron de requin, elle culmine à 2525 m d’altitude (C’est l’un des plus hauts sommets de Corse)

Juste à ses côtés ; le “Capu Tafunatu “, 2335m de haut. Son nom signifie littéralement “Tête Trouée” car il a la particularité d’avoir, 200 mètres en contrebas de son sommet, un immense trou de 35m de large sur10m de haut.

Il nous faudra deux tentatives pour la gravir !

La 1ère fois, c’était le 24 juin 2013. Nous sommes partis, de bon matin, pour atteindre le virage du fer à cheval (départ de la rando vers 5h15), nous avons crapahuté à travers un petit bois dans l’aube naissante à la lumière de nos lampes frontales

A peine ½ heure plus tard, nous étions à Radule en compagnie du soleil. Le chevrier trait ses chèvres. L’endroit a bien changé depuis notre première visite

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Nous avons continué notre chemin, passé la passerelle au-dessus du Golo, grimpé sec jusqu’à une autre passerelle.

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Premier arrêt, sur une zone de plateaux près de piscines naturelles (et tentantes s’il ne faisait pas aussi froid, juste le plaisir de rentrer un bout d’orteil dedans)

 

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La vallée s’est élargie, le sentier est devenu plus facile (presque un faux plat)

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Au loin, entre les nuages, nous distinguons le Tafunatu (gauche) et la Paglia (à droite) qui se font face ! Magique !

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Nous suivons le ruisseau. Peu avant les bergeries de Tula, nous montons à gauche ! On peut dire que ça grimpe ! Le brouillard nous enveloppe ! Ça caille !

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Après, c’est une longue ligne presque droite qui rejoint en pente douce le refuge ! (le terme « pente douce » est très peu utilisé en ce qui concerne les randonnées en Corse. j’en profite pour le souligner) Le soleil revient !

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Alors, le refuge ! Parlons un peu de cet havre de paix

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Il est 8h20 quand nous atteignons le refuge de Ciottulu di i Mori. Il est situé à 2000m d’altitude au pied du col de Maures, entre la Paglia Orba et le Tafunatu. Il comporte 26 lits, il y a beaucoup d’espace pour bivouaquer autour et il dispose d’une grande terrasse avec une vue imprenable sur la vallée. Le rêve

Nous y déjeunons rapidement en observant les grvintiste qui se préparent à partir pour leur étape du jour

Les gardiens sont peu bavards

Vers 9h, nous prenons un sentier partant de l’arrière de la cabane et menant à travers des éboulis sur Mars ! Euh ! Non ! Je m’égare ! Au col des Maures ! Bien que n’étant pas encore allée sur Mars, le paysage doit être semblable ! : Des cailloux et des rochers, rouges ! Impressionnant !

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L’hiver a été rude, il reste beaucoup de névés. Nous en passons un premier, verglacé assez facilement.

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Et puis nous grimpons à droite ! Dans un pierrier désagréable ! Nous cherchons le meilleur « semblant » de chemin, nous apercevons le Capu Tafunatu. Il y a des cairns partout, on cherche, on escalade, on désescalade, on ré escalade, bref, nous ne trouvons pas la voie ! Je glisse dans les cailloux.

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Plus haut, encore un névé ! Celui-ci est infranchissable ! Nous voyons bien des traces de personnes qui l’ont passé, mais n’osons nous y risquer !

Nous arrivons sur un grand plateau (à mon avis, l’épaule de Foggial) il est 13h

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A l’évidence, le sommet ne sera pas atteint cette fois ci ! Alors nous profitons de la vue. Il fait beau, Nous apercevons au loin le lac de Calacuccia,  nous mangeons, 5 minutes plus tard le brouillard est de retour ! Nous ne voyons plus rien !

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Nous redescendons vers Ciottulu di i Mori ! Aah le bon thé chaud du refuge vers 16 h ! Revigorant 

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Nous rentrons par le chemin direct !

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 Avec la douce mélodie d’un pinson des arbres

Aux bergeries de Radule, je suis épuisée, je marche de moins en moins vite. Je crois qu’il devait être 19h quand nous sommes arrivées à la voiture, totalement morts

La morale de cette histoire : Nous n’avons pas atteint le sommet, mais avons découvert des panoramas à couper le souffle, valant bien notre peine et qui, outre le petit goût de regret, nous a donné une plus forte envie de revenir

 

* * *

 

2ème tentative ! Réussie (grâce à notre guide) jeudi12  et vendredi 13 septembre 2013 !

Lors de cette rando, il y avait un vendredi 13 ! Ce vendredi 13 ne fut pas jours de malheur, mais bien un grand jour de chance puisque nous avons réussi à atteindre le sommet de la belle Paglia Orba !

Non, notre guide ne s’appelait pas Nathalie. Non, elle n’était pas russe non plus. Elle s’appelait Sophie !

Ici, je me dois de lui rendre honneur ! Et oui, après notre tentative avortée, nous avons bien compris que nous n’y arriverions jamais seuls !

En fait, c’est possible car rien n’est impossible ! En tout cas, c’est faisable pour le « randonneur Lambda » d’aller relativement facilement, jusqu’à Ciottulu di i Mori et même de prolonger jusqu’au col des Maures. C’est après que cela ce corse ! (j’adore ce jeu de mot complètement stupide)

Du col des Maures à La Paglia Orba (ou au Capu Tafunatu), beaucoup de paramètres entrent en jeux : temps horaire, fenêtre climatique, dénivelé, orientation, condition physique et mental …. Si tous ces éléments sont réunis, alors il est possible de bénéficier d’un panorama inouï

J’ai donc contacté plusieurs guides ! La seule qui semblait la plus compétente pour nous conduire au sommet était Sophie Meillon. Je l’ai trouvée grâce à son site : corse-rando-canyon.

Et quel choix ! Je ne le regrette pas ! Elle fut parfaite, disponible, attentive, passionnée, enthousiaste, …..

C’est une accompagnatrice en montagne qui connait la Corse sur les bouts des doigts, mais c’est aussi une monitrice de marche nordique. Hors saison elle est plombière. Son collègue, Patrice Clément, est accompagnateur canyoning

Comment dire ! Je suis frustrée ! Je ne sais pas comment raconter avec mon peu de vocabulaire, comment montrer avec les photos (néanmoins réussies) de la beauté, de l’ambiance, de cette merveilleuse randonnée ! Comment rendre compte de cette lumière si particulière ? Je ne sais pas. Je n’y arrive pas. Quelqu’un peut-il répondre à ma question ?

Je crois que c’est le plus bel endroit existant sur Terre ! Et ce n’est pas peu dire ! De très beaux endroits, je peux le certifier, j’en ai vu ! Ce n’était déjà pas facile de relater notre premier essai. Aujourd’hui, 6 mois après, c’est toujours missions impossible pour raconter cette aventure

Nous avions décidé de prendre notre temps et de faire la rando en deux jours avec une nuit en refuge ! Nous nous étions bien équipés : sac à dos (40 L) Sac de couchage (t° jusqu’à moins – 5) eau, fruits secs…

Nous devions à l’origine, partir le mardi. Le temps étant mauvais, nous avons donc reporté au jeudi (dernière chance puisque nous rentrions en Belgique le samedi)

RDV 8h au col du Verghio, le brouillard, le froid et le vent sont là aussi !

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8h40, nous sommes à Radule.

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En passant devant le casgile, Sophie nous expliqua son utilisation : Un casgile est une petite construction en pierre sèche avec une minuscule entrée pour empêcher la chaleur d’entrer. Le berger entreposait à l’aide d’une planche en bois qu’il mettait sur son épaule les fromages. Ces pièces servaient à conserver et à affiner les fromages qui pouvaient y rester jusqu’à 18 mois.

1h plus tard nous étions devant les vasques toujours aussi tentantes, toujours aussi froides

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Le brouillard nous empêche de voir la Paglia et le Tafunatu

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Sophie voulait nous conduire au refuge via le col de Guagnerola, mais au vu du ciel complètement bouché l’idée est abandonnée, nous poursuivons par la voie normale

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Sophie nous indique une source près des bergeries de Tula (pour le cas, fort probable, de notre retour dans cette contrée)

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Miraculeusement, les nuages disparaissent, dévoilant les deux sommets qui se détachent sur un ciel bleu azur

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Cette fois, au lieu de monter par la gauche vers la crête, nous attaquons directe, de front, et en suivant le ruisseau, la grimpette vers le refuge ! Là aussi, c’est violent, ça monte dure en tournants abrupts.

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Finalement, nous arrivons en vue du refuge ! Il est midi et demi et il y a beaucoup de monde. Une véritable autoroute ce GR

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Nous prenons possession de nos tentes, des Quenchua, nous déposons nos sacs, nous mangeons sur la terrasse

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Je m’aperçois (C’est Sophie qui me le fait remarquer) qu’en fait le trou du tafunatu est visible du refuge

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Jean Paul Geronimi, le gérant du refuges, part à cheval accompagné de ses chiens pour ravitailler le refuge en provision. Il reviendra le lendemain.

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Au premier abord, l’homme est très impressionnant ? Criant sur les gens qui entraient dans le refuge en chaussures mais indiquant aussi les meilleurs lieux pour pouvoir téléphoner :

« En haut à gauche du refuge pour Orange, en haut à droite pour SFR, col des Maures pour tous les réseaux »

13h30, direction col des Maures, Il est prévu que Sophie et Pascal montent au Capu Tafunatu ! J’ai décliné l’offre, trop de passages délicats, trop de falaises verticales, trop de vide, trop de rochers, trop le vertige !

Je m’installe sur un rocher et les observe grimper ! J’entends leur voix Il y a de l’écho

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Ils montent par une zone où il y a des roches blanches.

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Ils arrivent au trou ! Pas de bol ! Le brouillard est dense, l’intérieur est invisible, aucune possibilité de voir à travers, la vallée sauvage du Fango !

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La Paglia Orba est en face d’eux. Quelques photos et ils redescendent

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Le souper est prévu à 18h, nous en profitons pour aller nous promener du côté du col de Ghiargiole

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Nous mangeons ! Délice de chez délice, soupe aux herbes, pâtes, fromages….Excellent !

19h30, après le souper, encore une promenade, digestive celle-là, pour admirer le spectacle :

 Un coucher de soleil du tonnerre de Dieu, où se mélangent roches rouges, rayons de soleil oranges et brumes qui donne une sensation indescriptible et puis une mer de nuages sur la vallée et le Tafunatu qui fume … Jamais vu ça ! Incroyable ! Nos yeux se rassasient !

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J’ai vu pas mal de photos, prisent sur le plateau d’Alzo, les 26 et 27 juillets, quand l’astre solaire plonge derrière la Paglia Orba et crée une éclipse en traversant le trou du Capu Tafunatu.

Je n’ai malheureusement pas encore vu le phénomène moi-même mais je crois que ce que j’ai vécu ce soir-là, à la Paglia, doit être similaire à ce que vivent les spectateurs qui assistent à l’évènement sur le plateau d’Alzo ! Il va falloir que je vérifie !

Nous discutons avec d’autres randonneurs qui effectuent le gr20. Ils nous racontent leurs craintes, le cirque de la solitude …

Puis 20h30, la nuit tombe, les étoiles s’allument, c’est l’heure de se coucher

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Là, c’est nettement plus compliqué : le sol, malgré le matelas est dur, nous sommes à l’étroit et j’ai froid : j’ai tenté de dormir avec mes vêtements au-dessus de mon pyjama, pas moyen. Pascal dort en simple short. Ça aussi c’est quelque chose que je ne comprends pas ! Il a eu bon tandis que j’avais l’impression d’être au Pôle Nord. Résultat, il a dormi et moi pas ! Crise de jalousie !!! Trop injuste, les femmes sont mal faites !

«  Qui a froid aux pieds met un bonnet, qui a froid au crâne met des chaussettes » Une phrase choc que je n’ai pas encore testée

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Nous déjeunons vers 6h, un jeune homme a raconté qu’il avait laissé son slip dehors et que celui-ci a gelé. La météo au beau fixe

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7h30, nous sommes au col des Maures

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 Le refuge devient de plus en plus petit

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De loin, Sophie nous montre le golf de Porto, Girolata, et le Capo Roso

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Le Tafunatu est parfaitement dégagé, On ne peut pas tout avoir !

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Pendant plus d’une heure, nous cheminons, parfois avec les mains, nous gravissons des couloirs, nous escaladons des banquettes rocheuses et de gros blocs de poudingues. Ça n’en finit pas !

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Dans certains passages, semblables à des cheminées, où je ne suis pas à l’aise, Sophie se met devant et m’assure avec une corde, Pascal est derrière et me dit ou poser mes pieds. Tout est dans la tête !

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A l’antécime, nous jouissons de belles vues sur les pics et les précipices qui nous entourent. Quelques magnifiques touffes de fleurs fleurissent dans les rochers

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C’est quand même beaucoup plus facile quand quelqu’un est là, qui connais le chemin et qui nous guide ! A notre premier essai, nous pension être proche du sommet. Maintenant, je sais que nous en étions encore loin ! C’est un véritable labyrinthe

Une profonde brèche nous sépare du sommet et nous oblige à redescendre dans la « Combe des chèvres » sur une centaine de mètres avant de pouvoir remonter vers le sommet. Enfin, nous apercevons la croix sommitale indiquant la fin des difficultés. Les derniers mètres se font sur un plateau agréablement peu incliné

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10h05, arrivés au sommet, nous sommes seuls ! Il fait bleu, le panorama est merveilleux : Calacuccia, Monte Cinto, les cinq frattin Sophie nous montre tout les sommets environnants. Des personnes nous rejoignent

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Petite photo de notre exploit,

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Sans titre-1 copie

Redescente à regret

Ils y a des gens au sommet du Capu Tafunatu (en fait, outre le trou qui est déjà un chalenge en soi, il y a aussi moyen de monter plus haut, jusqu’au sommet de cette montagne du diable)

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Un couple tente d’accéder au trou en se trompant de chemin. Nous les regardons s’enfoncer dans leur erreur.

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Nous sommes de retour à Ciottulu di i Mori vers 14h, le temps est de nouveau brumeux (nous avons eu un bol incroyable au niveau de la météo, juste le temps d’atteindre la Paglia orba et de redescendre ( +/- 5h A/R)

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Nous discutons deux heures avec Jean Pol qui sort la bouteille d’eau de vie. Ils vont construire à proximité du refuge une piste pour hélicoptère, Cela servira aux inconscients qui risqueraient de chuter dans le coin. Il râle sur des gens, des « paras ? », qui ont fait un balisage pour le Tafunatu

Et puis nous prenons le chemin du retour

Je n’avance pas ! Je me retourne toutes les 5 minutes pour voir le refuge qui devient de plus en plus petit ! Des larmes plein les yeux

Plus bas, Sophie nous indique la direction de la station météo automatique de Sponde

A la hauteur du «  Plan de la croix », nous croisons une famille d’américains. Me voyant à la traîne, le monsieur, en profite pour faire un brin de causette. La discussion ne dura pas longtemps, je ne parle pas anglais, et lui peu le français ! Sauf que le brave homme, a quand même réussi à me poser une colle : A partir de quelle heure doit-on dire « passez une bonne soirée » Heu ! Je ne sais pas Monsieur ! A l’heure ou le soleil se couche ?

Vers 17h, je m’offre une dernière baignade d’ongles de doigts de pieds dans les vasques glacées

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19h, nous sommes à Radule

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Je n’avance plus, mais plus du tout ! Une heure plus tard, nous arrivons à la voiture ! Ouf ! Je n’aurais pas su faire un pas de plus. Nous nous séparons (Ne pas dire se dire adieu, juste au revoir, à la prochaine)

Je pense qu’à notre premier essai, nous étions absolument incapables d’y arriver (impossible de trouver le chemin dans cet imbroglio de cailloux et de parties à escalader) En deux jours, pour moi, ce fut jouable !

Nous retournerons saluer la reine ! Et la prochaine fois, je me laisserai tenter par le Tafunatu son trou et peut être son sommet

En tout cas ce que j’ai appris c’est que j’adore les rando sur deux jours, ce sentiment de liberté ! Le poids du sac aux épaules. Comme dirais Goldman dans une de ses chansons et qui reflète bien l’expérience : « La route est là, ton pas claque pour de vrai, pour ne plus revenir » A refaire ! Obligée

Une semaine après notre escapade, le 21 septembre, La Paglia Orba, le col des Maures et le Capu Tafunatu furent endeuillés d’un mort

Celle d’un randonneur de 56 ans qui se baladait seul et a chuté d’une quarantaine de mètres. C’est un autre randonneur qui a fait la macabre découverte

Là-haut, une simple chute peut être très très méchante, voire mortelle L’aventure est exceptionnelle, c’est sûr, mais ne jouez pas avec votre vie ! Vous êtes prévenus !

J’ai vraiment adorée cette rando même s’il ne faut pas le cacher, ce ne fut pas du tout facile. Je pense être un peu maso. C’est toujours les plus dures randonnées qui me donnent les plus beaux souvenirs

Durant l’ascension, je sentais de petits picotements entre mon nez et mes lèvres. Il ne faisait pas suffisamment beau je ne me suis pas protégée ! Pauvre de moi, à peine rentrée de Corse un énorme bouton de fièvre horrible m’a défigurée pendant une quinzaine de jours ! A ça aussi, faites attention !

De cette formidable aventure, nous gardons des souvenirs inoubliables, Et pour être certaine que ne s’effacent pas ces instants de purs bonheurs, je nous ai offert une toile représentant l’agrandissement d’une photo de Pascal prise lors de cet incroyable couché de soleil, (bien sûr, avec mon compas dans l’œil, je ne n’ai pas vérifié les dimensions de la pièce, j’ai pris le plus grand format existant (1m de haut sur 2 de large)

Celle- ci orne actuellement tout un mur de notre salon pour notre plus grand plaisir et dans l’attente d’une rando encore plus éblouissante à encadrer

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